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16 et 17 juillet : Budapest

17 juillet

 

JMJ 07 17-50 JMJ 07 17-50  

Bon, d'accord, la pluie est encore là ! Mais la marche vers Mathias Templom (église sur les hauteurs des collines de Buda) est joyeuse et, grâce à Véronika qu'on ne remerciera jamais assez, le groupe arrive à l'heure pour la messe paroissiale dans la somptueuse église (tant de l'extérieur avec son toit en ardoise colorée que dans l'intérieur avec les ornementations).

 

 

 

 

 

JMJ 07 17-22 JMJ 07 17-22  

Camille, 19 ans, raconte : En entrant je n'ai pas tout de suite fait attention à l'église en elle-même. J'étais occupée par mon k-way trempé, mon pull pas beaucoup mieux, je cherchais mes amis des yeux tout en continuant à discuter avec quelqu'un. Puis je me suis assise et j'ai levée les yeux... et je suis restée bouche bée. Tous les murs sont peints, il n'y a pas un seul endroit sans peinture, dorure ou sculpture. C'était splendide. Bien plus beau que la cathédrale St-Etienne de Pest qui m'avait semblé oppressante. C'était à la fois somptueux et intime.

Au milieu des jeunes, des Hongrois se sont installés, peut être un peu surpris par notre présence. C'était très beau de partager ça avec eux, bien que nous ne prions pas de la même manière Par exemple ils ne chantent pas et leur credo est bien plus long que celui que nous utilisons le plus souvent. Mais ils semblaient apprécier cette différence, c'est aussi ça, la richesse de l'Eglise, une et variée.

Et puis surtout, j'ai eu la chance de lire la première lecture. Ce n'est pas rien de lire dans l'une des plus belle église de Budapest, face à une assemblée aussi diverse et riche. Ce n'est pas rien d'entendre résonner sa voix après celle du prêtre dans un édifice aussi magnifique. Si bien que mes jambes tremblaient d'émotion et que ma langue buta sur certains mots. Mes sentiments alors ne sont pas vraiment descriptibles, mais c'était extrêmement beau à vivre.

 

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Le prêtre hongrois est visiblement heureux de voir tant de jeunes participer et animer la messe ! Et les paroissiens hongrois semblent touchés par le dernier chant enthousiaste qui soulèvent des applaudissements.

Lyllian, 24 ans, conclut : J'ai ressenti un esprit de cohésion et d'union avec le chant de sortie lors de la fin de messe sur les montagnes de Budapest.

Ce fut un moment vraiment magique , tout le monde s'est mit à chanter au même moment et très fort , et ça c' était juste sensationnel , et là j' ai été envahi par un sentiment de joie.

 

 

 

JMJ 07 17-53 JMJ 07 17-53  

 

Après un pique-nique assez humide mais avec une vue splendide sur le parlement et le Danube, le jeunes rejoignent le centre de Budapest dans une marche festive dans les rues de la ville avec un avant goût des JMJ !

 

 

 

 

 

 

 

 

JMJ 07 17-28 JMJ 07 17-28  

Avant l'après-midi et la soirée libres, une cinquantaine des jeunes visitent la maison de la terreur. Une visite emprunte de gravité et de solennité qui illustre les propos de la conférencière, la veille au soir. Un moment qui restera gravé dans les mémoires..., c'est sûr.

Adrien, 28 ans, raconte : Aujourd'hui, le moment le plus marquant de cet journée à Budapest fut incontestablement la visite du musée de la terreur communiste. Il s'agit d'un musée retraçant l'histoire du communisme en Hongrie de la fin de la seconde guerre mondial à sa chute en 1991. Nous avons donc pu réaliser à quel point le communisme avait pu faire de dégâts en Hongrie à travers la visite de différents décors reconstitués de l'époque ainsi que d'un audio guide très sympathique nous expliquant les effets du communisme sur la société et la manière dont les opposants au régime, notamment catholique avait été mis hors d'état de nuire et la société ainsi verrouillée.

Lors d'un pèlerinage aussi joyeux et emportant que les JMJ, il est important de réaliser à quel point nous avons la chance de pouvoir pratiquer notre foi relativement librement malgré les difficultés que tout catholique rencontre en France.

 

Nous avons visité la Maison de la Terreur (domination du communisme sur la Hongrie)., explique Florent (21 ans)  Le communisme condamnait la religion chrétienne. je pense qu'il est donc nécessaire de prier pour que ce genre de chose ne se reproduise plus. Sur la fin de journée, nous sommes allés manger en ville. J'ai été très touché par les visites d'églises que nous avons faites., voir d'autres jeunes comme moi, prier ensemble, chanter pour une chose : le Seigneur. Le Lundi nous avons fait le trajet en bus de Budapest à Zakopane en Pologne. A midi, nous avons respecté une minute de silence pour les victimes des attentats du 14 Juillet, nous avons également prier pour que le Seigneur puisse aider les familles des victimes. 

 
Deuxième jour à Budapest qui commence... sous la pluie, histoire de nous rappeller d'où l'on vient : le Nord. Après une marche qui peut provoquer des rencontres sous un parapluie, ou qui permet à nos pieds de faire un bain (après la douche, c'est sympa). Moment fort : la messe. Messe qui était à la fois émouvante et symbolique. Messe franco-hongroise avec la majorité de cambrésiens et de discrets hongrois. Malgré la barrière de la langue nous étions unis, tous rassembler pour une chose : Jésus. En plus de cette belle union qui régnait dans cette église de Saint Mathias. Celle ci était magnifique, pleine de couleurs ce qui ne pouvait qu'augmenter mon attachement à cette ville et au groupe et ainsi à me donner encore plus envie d'avancer.
 
Terror Haza :

Ce témoignage portera sur ce musée du communisme. J'ai toujours voulu visiter celui-ci mais je n'en ai jamais eu l'occasion. Dès l'entrée dans ce mémorial dédié au communisme, l'ambiance n'était plus à la rigolade mais plutôt au respect des victimes qui l'ont vécu durant cette dure période. Mes sentiments joyeux de base grâce à la matinée ont disparu et ce sont transformés en un trouble permanent et me suivant toute la visite. Accompagné d'un choc à la vue de la salle de torture et des films communistes. Les larmes ont commencé à se faire ressentir quand j'ai vu cette croix blanche magnifique posée à terre ainsi que la prison renfermant une atmosphère pesante. Je voulais sortir le plus vite possible en voulant tout de même visiter toutes les salles. Ce que j'ai réussi à faire tant bien que mal . Lucie, 16 ans.

 

 

Le reste de la journée sera nettement plus détendue et gastronomique !!!

Le Père Eric Boutrouille avait préparé un petit guide qui proposait aux jeunes les bâtiments principaux à ne pas rater de Budapest : le Parlement, l'Opéra, la Synagogue, le mémorial des chaussures, la place des héros, les bains Széchény...

JMJ 07 17-34 JMJ 07 17-34  Ségolène, 22 ans, raconte : Les nuages se sont enfin ouvert pour laisser entrevoir quelques rayons ! Quel bonheur ! J'ai soudain senti mon cœur se remplir de joie ainsi que celui de mes amis. Après de fortes émotions au musée de la terreur dont la visite était quand même un peu longue (mais très intéressante), nous sommes allés aux mythiques thermes de Budapest ! Relaxation, amusement, joie, du bonheur à l'état pur quoi. Pour finir cette journée en beauté nous avons mangé du poulet au paprika dans un restaurant bien sympathique ! Pour résumer, cette journée était rempli de soleil : dans nos cœurs, nos échanges et (un peu) dans le ciel ;) ça promet pour la suite des JMJ!!

 

Emmanuel, 28 ans, et extraordinaire de Maubeuge raconte sa soirée : J'ai beaucoup aimé le repas du soir, dans un restaurant en face de la synagogue. J'ai mangé un hamburger et un dessert hongrois au chocolat !!!! J'étais content d'être assis à côté de Marie Payen. On est rentrés à pied dans les rues de Budapest et c'était beau. J'ai aussi beaucoup prié pour la paix. Je suis content de voir bientôt Monseigneur Garnier, et le pape.

 

La route Boniek quant à elle a vécu une nouvelle épreuve sportive, maritime celle-ci ! Plusieurs heures de canoë sur le Danube au milieu d'une nature splendide et sur un fleuve impressionnant.

Baptiste raconte : Aujourd'hui, c'est canoë sur le Danube, une journée formidable sous la pluie qui n'a pas empêché la joie de venir nous donner le courage d'avancer. Un moment en route qui nous a permis d'admirer la beauté de Budapest sous un autre angle. Il y a toujours un signe de Dieu sur notre chemin, nous l'avons remarqué en voyant 4 clochers presque côte à côte, juste au moment où nous arrivions à avancer plus vite ! J'ai pu profiter du reste de ma journée en partageant des fous rires avec un jeu de cartes et une pizza. J'ai l'impression que nous sommes entrés nous depuis longtemps comme si cette journée était un repas de famille qui nous réunissait tous pour vivre ensemble.

 

 

16 juillet

 

Ce matin, nous quittons Vienne après avoir dit au-revoir à notre ami Richard. Les temps en bus pourraient paraitre longs... mais non ! Camille raconte qu'il " y a une super ambiance. On passe la route en chansons, et c'est super sympa."

Nous restons très impressionnés par l'accueil que nous recevons depuis le début de ces JMJ.

L'arrivée à Budapest se fait sans encombre, malgré une pluie torrentielle.

Nous découvrons que ce soir et demain soir nous dormirons dans des lits ! Yeah !

 

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Après un repas chaud pris sur le lieu d'hébergement, nous repartons découvrir deux merveilles de Budapest : la moitié partent vers l'Opéra, l'autre vers le Parlement.

 

Le Parlement est un lieu très impressionnant, ranconte Paul. Il y a de grandes piéces dorées, tout est grandiose et si beau, et on y a vu la couronne du roi St Etienne.

 

 

 

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En rentrant ensuite à l'hébergement, nous vivons un temps de partage très fort. Maëlys, 17 ans, de Valenciennes raconte : « Nous avons pu donner notre point de vue sur les différents sujets que nous avons abordés, et cela sans gêne et sans avoir peur de la pensée de l'autre. Cela nous permet de nous rapprocher, de débattre... Je trouve ça très beau et enrichissant pour chacun »

 

 

 

 

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Le soir, Béa, une Hongroise d'une cinquantaine d'années, est venue témoigner de la vie sous le communisme. Son témoignage a beaucoup ému et touché les jeunes, comme l'explique Louis, 16 ans, de Valenciennes : « J'ai pu comprendre leur douleur et leur attachement à Dieu et cela m'a beaucoup aidé dans la prière qui a suivi. En effet, bien que les Hongrois furent menacés et oppressés, ils gardèrent la force et la foi en Dieu. Ils me font penser à Job : toutes les difficultés ont beau se dresser devant eux, le plus important est de garder la foi. »

 

 

 

Puis une veillée de prière nous a permis de remettre tout cela dans les mains du Seigneur, avant d'aller profiter de notre lit pour la grande et belle journée de demain !Florine, 17 ans.

Article publié par Marie Payen • Publié Lundi 18 juillet 2016 • 1548 visites

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